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Stephan Nieser est à l’origine de la création du projet indie-folk Solaris Great Confusion. Depuis un peu plus de dix ans, il se dévoile, en finesse et en liberté, à travers des mélodies et des textes aventureux. Vendredi 23 octobre 2020 sortira son second album : Untried Ways. Un opus répondant justement à ces temps de détresse(s).

De son enfance en Afrique à suivre son père géomètre entre la Tchad et le Gabon, Stephan Nieser conserve cette ouverture sur les gens et sur les événements lui permettant de créer les liens entre eux. Bob Marley, The Police, en passant par Bob Dylan : il n’y a qu’un pas. L’apport maternel, tout autant que le jeune homme se forgeant ses propres références, ont nourri son approche créative. Une approche dénuée des codes traditionnels initiés par l’industrie, à la base de son projet Solaris Great Confusion. Celui-ci succède à d’autres auxquels il prit part durant plusieurs années, notamment Buggy (porté par Renaud Sachet) et Original Folks (initié par Jacques Speyser).

Stephan Nieser ne s’embarrasse pas. Son indépendance est essence. Sa liberté, un moteur, une envie, un territoire, une conquête permanente à préserver des méfaits de la routine, du formatage et de l’oubli. Plus que jamais, elle est la trame de son histoire qui se poursuit malgré les jours dont on impose désormais aveuglément le contenu, la durée et la forme. Au-delà de l’angoisse entretenue, son nouvel album Untried Ways à paraître le 23 octobre révèle une échappée belle. Tout comme un début de solution à celles et ceux qui s’interrogent sur le meilleur moyen de s’en sortir.

Solaris Great Confusion : tout est possible

La respiration offerte par Stephan Nieser dans Untried Ways développe les fondements d’un havre de plénitude. Si tant est qu’on soit réceptif à cette réalité que toutes ces autres, qu’on souhaiterait nous faire considérer comme les seules qui puissent exister, pourraient ne pas être. Ou qu’elles soient, à travers le prisme du potentiel dont chaque être dispose. Et ce, pour gravir n’importe quelle montagne. Pour comprendre ce qui se trame derrière les violences et les divisions entretenues. Non pas pour son bien, mais pour sa propre perdition.

Entouré par ses compagnons de route fidèles, à l’instar d’Élise Humbert au violoncelle, d’Yves Béraud à l’accordéon. Mais aussi d’Aurel Troesch aux guitares, de Jérôme Spieldenner à la batterie et de Foes Von Ameisedorf à la basse. Enfin, de Jacques Speyser aux chœurs, dont la voix s’harmonise avec la sienne depuis quelques années déjà, Stephan Nieser fait de ces Untried Ways des propositions concrètes pour déguerpir de cette logique nocive “d’un embouteillage de contradictions à l’autre”. My Bottom Line : à présent, il n’en tient qu’à vous d’aller pêcher le vrai. À l’intérieur de cet arbre creux, on en omettrait presque que, dehors, la vie poursuit son cours. La vôtre également : il serait sans doute bon de ne pas la laisser filer.

 


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