FRATELLIS1170

Vendredi sortira dans les bacs le quatrième album de The Fratellis, intitulé Eyes Wide, Tongue Tied. Le groupe tenait en haleine ses nombreux fans depuis bientôt deux ans : il nous revient avec une forme de maturité excentrique jamais entendue, bousculant les clichés pop-rock made in England, avec cette pointe d’acharnement d’ados fous furieux qui ne se tairont jamais malgré le temps qui passe.

Les Goonies ne sont jamais bien loin et collent aux basques du trio originaire de Glasgow à travers un nom qui s’écrit désormais à l’encre rouge sur toutes les façades des salles de concert du monde entier.

Si le choix du nom du méchant du film fut une évidence à l’époque pour the Fratellis, il appuyait déjà cette volonté farouche de jouer la carte du contrepied musical permanent associant, plus qu’il ne les opposait, l’excitation incarnée de Jon, Barry, et Mince et leur pénétrante facilité à diffuser une mélodie revendicative et fière de l’être.

Eyes Wide, Tongue Tied constitue une suite logique dans la discographie du groupe. Enfin, logique. Voilà un bien grand mot pour décrire les maux qui se déchaînent dans nos oreilles, et qui contre toute attente, nous procurent un apaisement engendrant l’engouement, le plaisir. En témoigne notre pied frappant le sol tout en suivant le rythme frénétique et d’une précision redoutable de la basse de Barry et des percu de Mince.

L’énergie contagieuse de Jon tout comme ses vocalises inimitables closent ce projet pétillant et bourré de curiosités. Sans pour autant éluder définitivement certaines influences chères au groupe, clairement perceptibles et laissées jusqu’au bout à l’appréciation de chacun.

À l’instar d’un Thief titillant le spectre d’un Ray Parker Jr ; d’un Dogtown, jouant des coudes avec les patrons d’un genre qui leur appartiendra encore pendant quelques années à n’en point douter, en l’occurrence, The Beatles ; d’un Slow qui renvoie l’écho d’un Bryan Adams dont on ne pourra tenir encore bien longtemps cette intrusion loin de porter une quelconque suspicion.

Un peu d’imagination et d’attention : je suis certain que vous comprendrez ce que je veux insinuer par là…

Baby don’t you lie to me !

Ne vous méprenez pas : il ne s’agit pas d’une question, ni même d’un ordre sarcastique. Seulement du volte-face inscrit dans une continuité ténue, et si solide à la fois, prolongeant les élans aux reflets Kasabian de The Fratellis, voguant désormais vers des cieux Stereophonics tutoyant la country et intimant à nos mains des clappements déchaînant des vibrations salvatrices et blindées de talent.



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