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Deux ans après la sortie de son premier EP intitulé Voyage, le jeune compositeur français Félix Muhlenbach, aka Thems, sortira le 12 octobre un nouvel opus de cinq titres dans lequel les sonorités électro se conjuguent à sa mémoire et au cinéma. Souvenirs, ou les aventures spirituelles d’un homme plus que jamais en quête de lui-même.

Si la musique était une personne, elle emprunterait sans doute pour Félix Muhlenbach les traits d’un enfant agile qui escalade le moindre rocher dans cette forêt féérique qu’il découvre. Originaire de Strasbourg, l’artiste s’initie d’abord au rock et à des genres plus classiques avant de se donner à l’électro.

S’attachant dès lors au son et aux textures, Félix Muhlenbach devenu Thems s’inscrit dans la mouvance initiée par Nicolas Jaar et Forest Swords. Dans son imaginaire, les mélopées d’un espace qu’il dissèque pour offrir à l’auditeur sa réinterprétation une fois les lieux visités. Une réécriture qui affecte à présent sa propre mémoire dans Souvenirs, à paraître vendredi 12 octobre.

Alternative electronic sans Déjà-vu

Dans Souvenirs, l’approche de Thems se fait minimaliste, épurée, sensorielle. Elle permet de percevoir la considération pleine et entière de l’artiste de la fragilité de la création. De ses territoires sans limites, aussi, qui lui offrent l’opportunité de parcourir son passé tantôt avec légèreté, tantôt avec gravité.

L’ensemble répond également à la passion de Thems pour le cinéma et ses bandes originales : “Depuis toujours, j’ai un intérêt profond pour la relation entre la musique et les images, à tel point que je collectionne les bandes originales de film sous toutes leurs formes. Pendant mes études d’art, j’ai notamment travaillé sur le rapport privilégié qu’entretient le sonore avec le visuel.

Alejandro González Iñarritu, Nicolas Winding Refn, Terrence Malik : cette connexion subtile évoquée par Thems le transporte. Portée notamment par les réalisateurs de renom qu’il cite, elle renforce l’un de ses objectifs majeurs : “Provoquer des images. J’aime l’idée que l’auditeur ait juste à fermer les yeux et à contempler le film que la musique lui propose.