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Mercredi sortait dans les salles le nouveau film de Cédric Nicolas-Troyan : le Chasseur et la Reine des Glaces. Même si l’histoire semble se restreindre à la définition des contours du premier volet sorti en 2012, Blanche-Neige et le Chasseur, la panoplie d’effets spéciaux employée rend le plus vibrant des hommages au conte que ce long métrage revisite.

Depuis que Blanche-Neige (Kristen Stewart) a récupéré le trône de son père, rien ne va plus dans ses pensées. Le miroir de Ravenna (Charlize Theron) ne cesse de hanter son esprit, à tel point qu’elle décide de l’envoyer au Sanctuaire, lieu peuplé des êtres magiques qu’elle découvrit lors de sa rencontre avec le grand cerf blanc.

Alors que les chevaliers auxquels elle confie cette mission s’entre-tuent sans raison à la lisière de la forêt, le miroir s’évapore mystérieusement. Elle ordonne alors au Chasseur (Chris Hemsworth) de mener son enquête pour le retrouver.

Hanté par le décès de sa femme exécutée sept ans plus tôt par la sœur de Ravenna, la Reine des Glaces (Emily Blunt), le Chasseur se met malgré tout en route avec ses deux acolytes nains.

Cette nouvelle épopée signée Cédric Nicolas-Troyan retrace l’histoire du Chasseur en tentant de l’inscrire dans une continuité constituée des premiers éléments dont nous disposions dans le premier volet de la saga, Blanche-Neige et le Chasseur. Il y arrive de manière plutôt adroite malgré certaines imprécisions qui peuvent nous laisser sur notre faim.

La femme que le Chasseur perdit nous apparaît sous les traits de la guerrière Jessica Chastain qui excelle dans les films conjuguant action et fantastique. Le duo qu’elle forme avec Chris Hemsworth est crédible. Il porte à lui seul le message en guimauve du film : après tout, nous demeurons dans l’univers du conte de fées.

En revanche, là où le succès est total, c’est dans la réalisation et les effets très spéciaux. Les décors enrichissent l’univers médiéval et intemporel du film, qui nous fait ainsi voyager par-delà les contrées que nous ne pourrions seulement concevoir.

Les deux rebondissements majeurs de l’histoire composent cette perspective enchantée et vivante que Cédric Nicolas-Troyan souhaitait conserver et amplifier dans ce second volet. Elle annonce bien évidemment une suite à ce spectacle réussi.