Si tant est que le changement soit espéré par beaucoup, d’autres sont déjà sur le front des idées et de l’action. Leurs initiatives ne datent pas d’hier. La période actuelle leur permettra de bénéficier d’une écoute plus attentive. Peut-être bien, peut-être pas. Pour l’heure, Alison Mosshart semble avoir déjà choisi son camp.

De l’insouciance, de la routine, des sentiers battus, des regrets et de petites plaintes vite étouffées. Et du Fun Fun Fun : Maine in Havana ne fait pas si bien dire. Si tant est que les gens soient solidaires, encore faudrait-il qu’ils puissent faire en sorte que leurs élans soient pérennes. Non ? Réagir face à la menace, à la perte d’êtres chers, à la peur d’être le prochain ? Ou prévoir à la place de ceux qui ne le peuvent plus, qui ne le souhaitent plus ? Mille et une raisons de retrouver le chemin d’un concret perdu. Des perspectives de Caroline Savoie à celles d’AV/A7, il n’y a qu’un pas.

L’autre horizon est possible, si tant est qu’on sache encore faire la différence entre perles d’eau sucrée et perles dures comme des bijoux noirs. Super Ska tend la main à la muse de Violet Arnold : plongée dans les eaux troubles d’en haut. Voir les liens qu’on voudrait défaire pour empêcher un consensus. Reconnaître les chiffons qu’on agite pour détourner les regards. L’envie de Dantec de s’arracher à ce contexte répond au désir d’envol de Trip for Léon. Si tant est que la graine plantée par Indigo s’épanouisse un jour, ce sera parce que la question de Diego Philips et cette autre qui en découle auront effectivement trouvé une réponse. Alors, on va où maintenant ?