Skøpitone-Siskø-Elouan-Jégat-Kaleidoskøpe

Deux ans après la parution du premier EP de son projet Skøpitone Siskø, Ghøst Søngs, le Brestois Elouan Jégat revient vendredi 30 novembre avec son second tome : Kaleidoskøpe. Il se produira le même jour à La Carène dès 19h.

Dans les couloirs de Skriber, Elouan Jégat a pris ses quartiers depuis quelques mois déjà. En première ligne en 2016 avec son groupe Thomas Howard Memorial, on le retrouve un an plus tard au côté d’Alexis Wolff pour une autre interview consacrée cette fois-là à Elk Escape : de quoi donner le tournis.

Elouan Jégat fait partie de ces artistes insatiables virevoltant d’une musique à l’autre sans pour autant perdre leur grand nord. Skøpitone Siskø est une autre marque de sa fabrique. Elle fait l’actualité cette semaine avec la sortie de Kaleidoskøpe, un chapitre inédit en six actes immergeant l’auditeur dans un univers vintage et futuriste, aux sonorités pop-folk ponctuées de dérivations électro enivrantes.

Randomized to better rule

Dans Kaleidoskøpe, Skøpitone Siskø initie un Essai Randomisé Comparatif (ERC) à l’échelle de la musique, un peu à la façon de C Duncan dans son premier album Architect. Aux lignes tracées dans le ciel par les oiseaux noirs d’un Sad Day, les rêves In Cage sont sublimés pour finalement les rejoindre.

Dans le titre EP Kaleidoskøpe, Skøpitone Siskø avance à voix feutrée. Quelques évasions psychédéliques plus tard, The Pursuit gonfle son cœur, et le nôtre par la même occasion. Une course où le pardon embrasse le regret, ainsi que des larmes qu’on peinera toujours à sécher. Fermez les yeux, et suivez le sens du son jusqu’à La Carène. Vendredi, tout est permis, l’échappée sereine y compris.