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Mardi 10 octobre, le Metronum de Toulouse inaugurera la tournée 2017 des Inouïs du Printemps de Bourges. Eddy de Pretto s’y produira aux côtés de Last Train, Clément Bazin et de Lysistrata. Cette jeune plume de 21 ans à l’interprétation ravageuse a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. Et pour cause…

Sur la piste d’argent, il y en a un qui a d’ores et déjà marqué la chanson française de son empreinte meurtrie, réaliste, troublante et terriblement émouvante. Avec un premier EP intitulé Kid sorti du four depuis hier, Eddy de Pretto entre – déjà – dans la cour des grands.

Originaire de Créteil et résidant désormais à Paris, le petit prodige greffé de ses écouteurs d’iPod distingue la place de ses deux si chères alliées : d’un côté, une écriture incisive évoquant tour à tour les muqueuses, ses mascarades, la virilité abusive, une sérénade morte, l’ennui à coups de likes et les yeux pleins de feu d’une Beaulieue qu’il préfère quitter. De l’autre, une musique tantôt agressive, tantôt douce, souvent électro, portant sa verve et son envie de toujours tendre vers le mieux.

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« Je suis très texte d’abord. J’écris en fonction de mes inspirations, de ce que j’ai envie de dire. Ça grossit petit à petit à l’intérieur puis ça sort sur papier. Je cherche ensuite les mélodies par rapport à l’intention du texte. J’ai cette facilité-là, où dès que j’ai une phrase ou un couplet, la mélodie est claire ».

Un instinct qui vous percute de plein fouet par une justesse scripturale, de composition et d’interprétation assez hors-norme. Dans le sens premier de ce dernier terme, tout comme dans le second. Le plus dingue ? Ce détachement loin de n’être qu’une façade, qui permet à Eddy de Pretto de jouer son seul et unique rôle, sans chercher, donc, à incarner celui du voisin.

« Mes chansons sont des bilans, des étapes de vie, […] des regards sur ma société avec beaucoup de cynisme et de mélancolie » confiait-il encore en avril dernier. Qu’il s’y brûle les ailes ! Ceux pensant tout bas ce qu’il dit tout haut seront nombreux à éteindre l’incendie et à rafistoler ses plumes. Pour qu’il s’approche toujours plus près de la lumière, notamment celle de la scène du Metronum toulousain mardi 10 octobre dès 20h, dans le cadre de la tournée des Inouïs du Printemps de Bourges.

 


Crédits photos : Axel Morin