holy all these worlds are yours

Holy est le projet musical très personnel du Suédois Hannes Ferm. S’illustrant depuis fin 2014 sur les scènes de son pays et d’Europe, il revient le 26 janvier avec un nouvel album intitulé All these worlds are yours. Une mini-tournée passant par Londres début février est d’ores et déjà prévue.

Oyez, oyez ! Avis aux francophones ayant leurs petites habitudes avec l’Eurostar. Voici une nouvelle et belle occasion de traverser la Manche pour passer un week-end à rallonge dans la capitale anglaise. Je veux bien sûr parler du concert de l’ami venu du froid suédois, Hannes Ferm, prévu le jeudi 8 février au Sebright Arms, à quelques pas de Haggerston Park.

Incarnant Holy, une entité artistique créée de ses propres mains, cet auteur, compositeur, interprète a fait de son studio à Stockholm sa base arrière pour enregistrer, arranger, mixer, remodeler, repenser, re-repenser et matérialiser l’ensemble de ses morceaux.

Un « selfmade artist » explorant les frontières du réel depuis l’automne 2014, qui ne manque pourtant pas de les confronter à celles de l’homme dans des textes alliant symbolisme et évasion. C’est à nouveau le cas dans All these worlds are yours, son second opus annoncé pour le 26 janvier.

Holy ou l’E.T. qui ne s’ignorait plus

Si le titre du nouvel album de Holy est emprunté à celui d’un ouvrage que sa sœur lui offrit – All these worlds are yours : the scientific search for alien life – la démarche de Hannes Ferm y est bien plus spirituelle que scientifique.

Les métaphores servent l’être dans l’exploration de sa Night on Earth plutôt que cette Alien Life que personne ne contredit même plus à ce jour. Le single premonition / O / it shines through paru en septembre dernier constitue le point d’équilibre de l’album en plage quatre, et initie la part de rêve ainsi que l’échappatoire d’un opéra rock intimiste, dont l’enregistrement débuta il y a tout juste deux ans.

Dans le jour retrouvé de In Lack of Light, Holy dévoile ses traits androgynes et son look à la Bowie aux yeux de tous. De là à suggérer qu’il s’inspira également d’une partie de son œuvre, il n’y a qu’un pas. Une chose est sûre : All these worlds are yours, et il n’y a bien que vous pour croire encore en une fantasmagorie de plus.