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Hier sortait dans les salles le dernier film de la grande Jodie Foster : Money Monster. Une pure merveille…

Alors que toute l’équipe d’une émission américaine dédiée aux placements boursiers vient de prendre l’antenne, un inconnu fait irruption sur le plateau et braque en direct l’animateur vedette Lee Gates (George Clooney). Une partie du personnel réussit à sortir précipitamment du studio sur la directive de sa réalisatrice Patty Fenn (Julia Roberts). Les autres restent pris au piège et deviennent les otages de l’homme venu demander des comptes à l’animateur ainsi qu’au directeur d’une multinationale dont la chute du cours de l’action lui fit perdre toutes ses économies quelques jours plus tôt. Habillé d’un gilet truffé d’explosifs, Lee Gates et toute son équipe sont à la merci de leur ravisseur : le compte à rebours commence.

Voilà pour le résumé. Mais si je peux vous donner un seul conseil : ne vous y fiez pas.

Je serai bien plus bref que d’habitude concernant Money Monster. Pourquoi ? Parce que je ne souhaite pas ternir, entacher, égratigner ce chef d’œuvre.

Coup de génie

Money Monster est un film exemplaire à tous les niveaux : scénario, mise en scène, réalisation, distribution. Je trouve d’ailleurs assez incompréhensible qu’il ne figure pas dans la sélection des films présentés à Cannes cette année, sans dire bien entendu que cela m’étonne.

Money Monster est un film conçu, pensé, et réalisé avec une extrême intelligence, voire du génie : il ne verse dans aucune idéologie et sait bouleverser. Il innove et efface sans trembler les traits des formats usuels servis à toutes les sauces.

Money Monster est un film qui saura sans aucun doute repositionner les grands noms du cinéma, à l’instar de Woody Allen qui a versé dans une facilité déconcertante cette semaine avec son nouveau film Café Society. Après tout, le propre du génie est de se trouver là où on ne l’attend pas…

Coup de maître

Money Monster est un film « repère » qui va jusqu’à anticiper toutes les réactions de chaque typologie de spectateurs. Tout comme celles de ceux qui choisiront de ne pas aller voir le film.

Oui, vous m’avez bien compris.