The Howl & The Hum human contact

Trois ans après la sortie de leur single fondateur Godmanchester Chinese Bridge, Sam Griffiths et son band The Howl & The Hum reviennent avec leur tout premier album à paraître le 29 mai 2020 : Human Contact. Un opus qui résonne singulièrement, et sans le vouloir, avec les événements mondiaux récents.

Le quatuor The Howl & The Hum est originaire de York au Nord de l’Angleterre. Il a toujours privilégié le réel, la rencontre et l’échange. Lorsqu’il enregistre son premier album Human Contact, nous sommes en septembre 2019. Soit quatre mois avant le début de l’épidémie de Covid-19. La perspective du groupe est alors de pointer du doigt la déconnexion humaine qui s’intensifie. Et ce, à l’heure d’un “tout-digital” qui, s’il permet notamment aux musiciens en herbe de multiplier les opportunités de soumettre au monde leurs créations, ignore ces interactions sociales participant à la construction d’une identité créative forte et durable.

Façonnée par les sessions ouvertes auxquelles il prit très tôt l’habitude de prendre part, l’approche artistique de Sam Griffiths, le lead vocal et songwriter du groupe, est intuitive. Elle est liée aux émotions, aux ressentis et aux envies de son public. “Ce sont ces expériences qui vous forgent”, souligne-t-il sur le site officiel du band. En parallèle, c’est par ces réalités qu’il rencontra ses compagnons : Bradley Blackwell (basse), Jack Williams (batterie) et Conor Hirons (guitare).

The Howl & The Hum : jusqu’à la rose

Inspiré tout autant par Leonard Cohen que par Massive Attack, Radiohead et Alt-J, The Howl & The Hum pourrait être considéré comme un quatuor de sages. Son premier album Human Contact, tel un rêve, était étrangement prémonitoire. Le confinement vécu par le groupe à l’instar de ces millions d’autres gens, parmi lesquels des créatifs enchaînés, fut long et pesant. Privant The Howl & The Hum, comme ces millions d’autres gens, du lien social qui fait tout le sens d’une existence. Ainsi, alors que le groupe ne cherche pas à incriminer, il tente néanmoins d’encourager l’auditeur à s’interroger.

D’une part, sur les solitudes qui naissent d’une telle distanciation sociale et humaine. D’autre part, sur l’emprise des nouvelles technologies sur l’intimité de l’être. Cet album est à la fois un disque de rupture, une lettre d’amour à la mémoire et la définition en déclin du contact humain lui-même.” Usant de plusieurs genres musicaux pour mener sa barque, le groupe détonne. Il offre des saveurs cherchant à initier, à son niveau, un changement, voire plusieurs. En outre, il est conscient que ce changement nécessite plus que des mots et de bonnes intentions. C’est pourquoi le band de Sam Griffiths dépasse ses seuls regrets d’être loin de son public, privé des dates européennes qu’il devait concrétiser cette année. Pour se projeter au plus près de ses fans, de leurs aspirations.

 


The Howl & The Hum : Site officiel