grizzly bear painted ruins

Cinq ans après la sortie de Shields, le groupe américain Grizzly Bear revient vendredi avec son cinquième album Painted Ruins. La voix d’Ed Droste mène toujours à la baguette les variations émotionnelles et musicales des onze compositions originales de ce nouvel opus, entre prières païennes, ruptures conventionnelles et celles qui le sont moins.

« De la peinture qui s’effrite, ou celle au contraire qui rénove » : si Ed Droste confiait il y a quelques semaines que le titre du nouvel album de Grizzly Bear, Painted Ruins, avait été choisi après son bouclage, à Chris Taylor de préciser qu’il est aussi et avant tout « un signal visuel laissant l’imagination de chacun faire le reste ».

Quoiqu’il en soit, Painted Ruins est à nouveau l’occasion pour Grizzly Bear d’explorer la complexité pop-baroque et les sonorités électro-psychédéliques qui collent à la peau de chacun de ses membres, avec cette « sagesse rare permettant une approche plus adulte dans la résolution des difficultés au sein du groupe » que Chris Taylor ne manque pas de souligner

Paysage émotionnel affecté

C’est ainsi qu’Ed Droste se retrouve à citer les paroles de Björk dans son titre culte Jóga, pour évoquer l’impact de son divorce récent sur les nouvelles compositions de Grizzly Bear. Sans pour autant déballer ses sentiments profonds, comme toujours, tant ses gars et lui sont épris de liberté.

Peu importe, Painted Ruins laissera à chacun le soin de se faire sa propre idée sur la question. Three rings, le premier single paru il y a trois mois, tout comme Mourning Sound dont le clip a été révélé hier sur YouTube, font d’ores et déjà peu de place au doute quant aux intentions de Grizzly Bear et à ses perspectives sur l’avancée du monde et l’évolution des liens interpersonnels.

Des perspectives que ses acteurs partageront le 16 octobre prochain à l’Olympia, seule date française annoncée pour le moment par le groupe et son nouveau label RCA Records.

 



Crédits photos : Tom Hines