jose luis munoz vega castle vega

J. Vega, aka José Luis Muñoz Vega, est un tout jeune auteur, compositeur, interprète et guitariste qui nous vient d’Espagne. Après la sortie de ses singles Rabieta et Elliot ces dernières semaines, il a annoncé la sortie de son premier album studio. Castle Vega paraîtra ce vendredi sur le label belge Luik Records.

Depuis ses débuts en solo en 2014, on se demandait ce que pouvait bien faire J. Vega. Encore faudrait-il savoir qui il est me direz-vous. Disons alors pour commencer que J. Vega est l’une des découvertes musicales les plus prometteuses de cette rentrée.

Avant de partir on the road, alone, J. Vega avait déjà fait partie de deux premiers groupes originaires de sa région, celle de Badajoz, proche de la frontière avec le Portugal dans l’ouest de l’Espagne. Los Isabelinos versait dans le rock. Quant à Los Subterráneos, la formation n’hésitait pas à témoigner sa très grande affection pour les années 60, le punk et les compositions British des années 90.

Trois ans après la sortie de Kelly, le dernier single de Los Subterráneos, J. Vega revient donc avec ses propres morceaux. Castle Vega révèle ainsi un univers vraiment séduisant, offrant dès la première écoute une synthèse attrayante de rock, de folk, de rêveries et d’extrapolations imaginaires.

Dans la veine de Devendra Banhart

Le single Elliot, dont le clip a été mis en ligne la semaine dernière sur YouTube, est un très bon exemple de la perspective donnée par J. Vega à sa première production solo. Axé sur la fin du film culte de Steven Spielberg, E.T., il y développe les ressentis du gamin séparé de son ami venu d’ailleurs.

« Avoir un ami extraterrestre. N’est-ce pas un peu le rêve de tout le monde ? » : ce n’est pas nous qui te dirons le contraire José. Mais peut-être est-ce justement lui qui toque à la porte dans Graham Coxon on drugs en cinquième plage ? Ou est-ce Para Juan sans que l’on ne sache qui il est pour toi ?

Quoiqu’il en soit, Castle Vega ne demande qu’à être pris derrière ses hautes murailles. On se propose même d’y aménager un emplacement pour que J. Vega y gare sa soucoupe volante. Avant de repartir pour d’autres galaxies.