pendentif vertige exhaussé

Depuis la sortie de son premier album Mafia Douce en septembre 2013, Pendentif ne s’était exprimé qu’à travers des singles parus au fil de l’eau. Le groupe bordelais revient vendredi avec un second opus intitulé Vertige Exhaussé : de quoi raviver la flamme en prévision de ses prochains concerts, notamment sur la péniche lyonnaise du Sirius le 7 mars.

Pendentif : un nom choisi par une bande de potes il y a quelques années pour son genre masculin et l’éclat qu’il donne au cou des filles. Disons qu’il dépasse désormais le seul commun accord pour devenir aujourd’hui un véritable emblème à travers lequel les sonorités très aériennes de Pendentif se confondent avec ses « Frenchy words » hypnotisants.

À la manière du duo The Pirouettes sur fond pop-électro invitant tantôt à l’introspection, tantôt à la danse, Pendentif semble avoir trouvé de nouvelles marques depuis son premier jet en 2013 avec Mafia Douce.

Des perspectives en évolution donc, qui sont connectées à la configuration inédite du groupe et qui s’expriment dans Vertige Exhaussé avec légèreté, mais sans jamais manquer d’une certaine profondeur.

Un nouveau souffle

Ce qui était perçu hier comme un peu trop formel et en surface est devenu, dans Vertige Exhaussé, La Couleuvre susurrée par Julia Jean-Baptiste, qu’on prend même plaisir à avaler tant les sillons qu’elle creuse sous notre peau savent nous faire renaître.

Vas-Y Fais-Le Vite, mais fais-le bien : tel pourrait être le leitmotiv de Pendentif, qui nous livre En Cascade toute son étrangeté, à coup de grands écarts entre L’Au-Delà se grimant en plage d’été ensoleillée, et Bleu Cobalt synthétique sans être superficiel.

On salue donc la créativité renouvelée de Benoit Lampin et de son acolyte, Mathieu Vincent, qu’on retrouvera aux côtés de Julia et de Jonathan Lamarque sur la scène du Sirius à Lyon le 7 mars prochain, puis le lendemain sur celle de La Maroquinerie à Paris dès 19h30, accompagnés de The Wombats et de Wildes.