tomy lobo monsters

À l’est de Paris, quatre mecs encagoulés s’amusent à allier photographie, graphisme, art plastique et vidéo à une musique électro-électrique. « Née dans la révolte et la claustrophobie urbaine » comme ils aiment à le rappeler, cette musique offre suffisamment d’occasions pour succomber à l’invitation de Tomy Lobo. Et c’est à nouveau le cas avec le dernier single paru vendredi dernier : Monsters.

Certains y entendent du WU LYF et du BRNS, d’autres du Linkin Park et du Limp Bizkit. Question de génération dirait-on sans doute. Quoiqu’il en soit, le son de Tomy Lobo interpelle par sa singularité. Peut-être aussi parce qu’il s’agit au départ d’un projet artistique plus global.

Tomy Lobo prend forme en 2011 sous les mains de ses deux créateurs : Arthur Deshayes et Yann Cossé. Auteurs, compositeurs, le premier est également l’incarnation vocale d’un univers en proie à une « désorganisation autogérée », vantée à souhait pour dépasser sa seule portée créative.

Objectifs : fédérer et innover. Pour faire basculer chacun dans un émoi axant sa progression sur des rêves farfelus, mais également sur une curiosité constante encourageant la découverte des autres et du monde.

Monsters hors du placard

Après la sortie de son premier EP Modern Man’s Gone en 2014 ; après celle de son second en 2016, Golden Birds, financé presque entièrement grâce au succès de sa campagne de crowdfunding, le groupe Tomy Lobo refait parler de lui avec son nouveau single Monsters, paru vendredi dernier.

Entre ombre et lumière, le titre est une nouvelle expression du quotidien vacillant de chacun. La considération de réalités plurielles qui se complètent plus qu’elles ne s’opposent. Il annonce l’arrivée prochaine du premier album de Tomy Lobo.

D’ici là, le groupe se produira notamment sur les scènes de la Boule Noire le 28 mars et du Canal 93 à Bobigny le 30 mars. L’occasion d’arpenter cette route inédite voulue par Tomy Lobo qui permettrait à chacun d’explorer un autre mode de vie que celui imposé dès la naissance.

 


Crédits photos : Pascal Cossé